Emmanuelle Tat

Pianiste

Emmanuelle Tat effectue ses études de piano à l’ENM de la Vallée de Chevreuse où elle obtient un Premier Prix de piano à l’unanimité en 1993 dans la classe de Michel Benhaïem. Tout en poursuivant en perfectionnement, elle suit des études d’Histoire de la Musique et de Musicologie à la Sorbonne, qui vont la mener dans le domaine de la recherche. Elle soutient en 2002 sa thèse de doctorat sur la Présence du Clavecin dans la Musique Française des années 70 à nos jours, sous la direction de Jean-Yves Bosseur. Depuis, elle publie régulièrement des articles sur la musique contemporaine (le répertoire contemporain pour clavecin), sur des compositeurs (« Caroline Marçot : la sonorité des textes ou la textualité des sons », « Entretien avec Bernard Cavanna : présentation de ses transcriptions de lieder de Schubert ») ou des interprètes (« Elisabeth Chojnacka : 40 ans de créations ») pour les revues Musimédiane, Lenveloppe ou l’Observatoire Musical Français de la Sorbonne. Elle donne également plusieurs conférences sur sa spécialité de recherche à l’ENS des Arts Décoratifs de Paris et dans diverses institutions. Elle enseigne le piano depuis 1995, et plus récemment, la musique de chambre et la culture musicale. Elle est actuellement professeur titulaire au Conservatoire de Pierrefitte-sur-Seine.

 

En tant qu’interprète, son éclectisme l’amène à explorer un large répertoire allant de la musique baroque à la musique contemporaine. Elle fonde en 1995 l’Ensemble Jeux et élabore divers programmes comme Vent d’Est (Brahms, Rachmaninov, Bartók, Weill, Kurtág) ou Esquisses et Couleurs Françaises (Bizet, Chabrier, Roussel, Fauré, Debussy, Mâche). Elle y travaillera jusqu’en 2005, avec notamment Claire Parzysz (piano), Mélisande Stanese et Cyril Ghestem (violon) ou encore Jocelyne Dubois (soprane). Elle crée en avril 1998  Cette ligne que je n’en finis plus de dessiner, œuvre de Pierre Couprie pour piano et bande à l’Auditorium de l’A.D.A.C. de Paris, et en avril 2001 La marée fait flotter les villes, pièce d’Alain Mahé pour clarinettes, piano, violon et dispositifs électroniques sur des peintures de Paul Klee à l’Abbaye de l’Epau au Mans. Son intérêt pour la musique d’aujourd’hui l’amène à interpréter notamment ET/OU de Michel Decoust pour 44 pianos, et Come Battuto de Louis Roquin pour 23 pianos à quatre mains à la Garenne Colombes en 2009. Elle participe en 2011 au projet Soufflé, conçu par Nicolas Frize à Saint-Denis. Elle s’intéresse également depuis quelques années au répertoire destiné au toy piano (Cage, Montague, Essl,…). Elle enregistre en collaboration avec Alain Mahé les bandes sonores de deux œuvres de la photographe américaine Nan Goldin (Sœurs, Saintes et Sibylles dans le cadre du Festival d’Automne à Paris en 2004 et Scopophilia au Musée du Louvre à Paris en 2010), puis celle du spectacle de danse contemporaine de Joseph Nadj, Cherry Brandy, créé à Moscou en juillet 2010 au Festival International de Théâtre Anton Tchekhov et donné au Théâtre de la Ville à Paris en octobre de la même année.

 

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